LE CLUB DE YOSEIKAN BUDO DE SENNECEY

Lors de son passage à Varennes-le-Grand pour un stage de perfectionnement, Mitchi Mochizuki fut l'objet d'un article dans le Journal de Saône et Loire. Vous pouvez le lire en cliquant sur ce lien.

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Voici le contenu de l'article : 

Chacun de ses mots est comme un coup-de-poing que vous recevez en plein visage. Logique, me direz-vous, pour un professionnel du pieds poings. Sauf que les coups de Mitchi Mochizuki, fils du grand Hiroo, inventeur en 1967 du Yoseikan-Budo, ne provoquent aucune douleur. Au contraire. Il vous procure éducation, connaissance des valeurs humaines. « Le Yoseikan-Budo, c’est l’école de la vie » martèle le petit-fils de Minoru, qui, pour la petite histoire, s’est entraîné en son temps avec l’illustre Morihei Ueshiba, l’inventeur de l’aïkido au début du siècle dernier et décédé en 1969.

Chez les Mochizuki, les arts martiaux sont un mode de vie. Et pourtant, tout n’a tenu qu’à un fil. Dans les années 60, Hiroo, grand maître parmi les maîtres, 10e dan de karaté, se destine à une tout autre vocation. Mitchi, 37 ans, son fils aîné, raconte. « Il voulait être vétérinaire. Le Brésil et le Japon avaient des accords commerciaux. Et il y avait de grands élevages de bovins en Amérique du Sud. Mon père devait partir là-bas mais avant son départ, il est venu en France pour introduire le karaté et sa vie a basculé ».

Vocation à 12 ans

Hiroo épouse une Française et décide de ranger ses outils de vétérinaire. Pour ne plus jamais s’en servir. Et la légende Mochizuki se perpétue. Avec une variante. Hiroo, à l’instar d’un certain Bruce Lee, quasiment à la même époque, s’interroge sur les techniques de combat. C’est ainsi qu’en 1967 naît le Yoseikan-Budo, « l’art du combat et de l’éducation à 180 degrés » indique Mitchi Mochizuki, 5e dan, et qui distille ses cours au quotidien à Aix-en-Provence. « Le yoseikan c’est un combat dans toutes les positions, avec toutes les armes et une éducation pour la vie au quotidien » résume en partie le digne héritier d’Hiroo.

Quand on est le fils du plus grand des pratiquants du Yoseikan-Budo, difficile d’échapper à son destin. Malgré tout, Mitchi n’a jamais été poussé par son père. C’est pourtant jeune, à 12 ans, que sa vocation se fait de plus en plus sentir. « À cet âge-là, j’ai compris que c’était ma voie » se souvient l’athlète aux fausses allures du « Petit dragon » chinois. « À 15 ans, j’ai donné mon premier cours enfant et un an plus tard, mon premier cours adulte » récite-t-il. « La philosophie est de rendre les gens meilleurs à travers les arts martiaux. Leur apprendre à vivre en communauté, à oublier leurs différences, leur permettre de mieux s’adapter. Pour cela, les enfants sont une source terrible. Je m’inspire beaucoup d’eux pour créer de nouveaux mouvements » explique l’aîné des Mochizuki.

Travail au sol

Tout comme son père, Mitchi n’a de cesse de faire évoluer sa discipline. Tout comme Hiroo, Mitchi s’est initié à d’autres techniques. « Quand il a créé le Yoseikan, mon père a été fortement influencé par la boxe anglaise, française, et même par les arts martiaux chinois qui diffèrent sensiblement des arts martiaux japonais. Ceux-ci ne sont sans doute pas plus efficaces mais ils vont plus à l’essentiel alors que les arts martiaux chinois comportent plus de fluidité mais également beaucoup plus de mouvements. Bruce Lee l’avait compris. D’où la création du Jeet-Kune Do – l’art du poing qui intercepte - pour limiter les combats dans le temps. Moi, aujourd’hui, je suis très inspiré par le ju-jitsu brésilien dont les techniques au sol sont très efficaces mais j’ai aussi touché à d’autres disciplines comme le full-contact, le judo ou le karaté ».

Actuellement professeur à Aix-en-Provence, alors que son jeune frère Kyoshi, délivre ses cours à Salon-de-Provence, Mitchi Mochizuki, père de deux enfants « deux fils, comme mon père » sourit-il, n’occulte en rien cette chance de vivre de sa passion. « Quand on peut en vivre, c’est la plus belle des choses. J’ai 220 élèves à Aix, je participe à des stages en France, une vingtaine par an environ. Je vais beaucoup à l’étranger, en Italie, notamment, un pays en plein essor en yoseikan. C’est une chance ». Pourtant, lorsqu’on évoque le futur de ses deux enfants, Mitchi se refuse à les pousser dans cette voie. « Non, je ne le ferais pas. Ils choisiront. Pourquoi pas vétérinaire d’ailleurs, comme le voulait mon père pour lui. C’est un beau métier et tu gagnes beaucoup d’argent ».

INSCRIPTION 2017 - 2018

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